
2003
Colloque 1987
Le droit devant la mort.
VIII ème colloque national PARIS
La société contemporaine a peu à peu occulté la vision de la mort. Insupportable pour l’homme moderne, révoltante pour la pensée rationaliste, inconvenante pour la civilisation du bien-être, la mort reste néanmoins permanente. Car, paradoxalement, alors que les progrès des sciences ont entraîné un allongement de la vie, les dangers de la mort se sont accrus d’autant ; avortement légalisé, euthanasie réclamée, suicide facilité.
En ce domaine, l’appel du droit trouve sa légitimité dans le respect de la dignité humaine, notamment quand elle se manifeste dans un être affaibli par l’âge, la maladie, la dépression, ou encore quand elle survit dans un corps inanimé.
Ainsi, notre législation se doit de prohiber et de punir tout ce qui, de prés ou de loin, peut aider un désespéré à se détruire ; pareillement doit-elle garantir toute leur effectivité aux droits des mourants très souvent sans défense dans l’anonymat hospitalier.
D’une manière générale, dans le monde actuel où le combat entre la vie et la mort est devenu aussi un enjeu idéologique, c’est toute une politique de la vie qu’il convient de restaurer au service de l’homme selon les principes chrétiens qui ont façonné notre civilisation.
Par son enseignement constant, l’Eglise s’y engage inlassablement en vertu du message du Christ qui est message de vie.
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