L’année internationale de la Famille décrétée par les Nations Unies et principalement illustrée par l’Eglise catholique en 1994 a permis de faire le point sur le traitement que les divers systèmes juridiques contemporains réservent à la cellule fondamentale de toute société humaine.
A cet égard, la Conférence du Caire sur la "population et le développement" a exprimé des préoccupations et suscité des polémiques sur la conception de la famille à la veille du IIIe millénaire.
Cette institution de droit naturel est confrontée à la modernité du droit prositif. De nos jours, on ne manque pas de critiques ou de projets pour promouvoir des législations qui, à maints égards, se révèlent souvent anti-familiales parce que la protection de la famille n’est plus leur priorité.
Or, le droit de la famille n’est pas neutre et les droits de la famille ne sont pas indifférents. Ils véhiculent un choix de société et conditionnent le bonheur de ses membres.
Cet ouvrage analyse les droits de la famille en France et dans les grands états limitrophes (Allemagne, Italie, Espagne) ainsi qu’en droit canonique et dans la politique européenne. Bien que se référant aux principes du christianisme, les auteurs n’entendent nullement imposer un modèle religieux à des pays qui ont perdu leurs marques confessionnelles. Ils veulent seulement défendre encore une conception de la famille qui était unanimement reçue jusqu’à ces dernières années parce qu’elle est le fruit de progrès de notre civilisation.