La CJCF

La Confédération des Juristes Catholiques de France est née en 1978 (CJCF). Ce n’est qu’en 1986 que naquit l’Union Internationale des Juristes Catholiques (UIJC). Vous trouverez sur ce site toutes les informations souhaitées.

Les laïcs doivent assumer comme leur tâche propre le renouvellement de l’ordre temporel. Si le rôle de la hiérarchie est d’enseigner et d’interpréter authentiquement les principes moraux à suivre en ce domaine, il leur appartient par leurs libres initiatives, et sans attendre passivement consignes et directives, de pénétrer d’esprit chrétien la mentalité et les mœurs, les lois et les structures de leur communauté de vie.
PAUL VI

Un chrétien n’est pas seulement une personne qui a la foi, mais aussi quelqu’un qui est appelé à être le levain et le sel de la société civile et politique dans laquelle il vit.
JEAN PAUL II

Sur le plan national

La Confédération des Juristes Catholiques de France (C.J.C.F.)

La Charte des Juristes Catholiques de France
Dieu est le fondement du Droit

PRINCIPES D’ACTION

  1. Attachement indéfectible à la sainte Eglise catholique, apostolique et romaine.
  2. Ouverture aux problèmes et aux inquiétudes du monde contemporain dans la fidélité à l’Evangile, à la lumière de l’enseignement du Magistère suprême de l’Eglise.
  3. Reconnaissance et respect du droit naturel et chrétien.
  4. Défense et protection de la vie humaine, de la conception à la mort.
  5. Affirmation de la dignité de l’homme et rappel constant de ses devoirs fondamentaux comme des droits qui en découlent.
  6. Diffusion par tous moyens appropriés de la doctrine de l’Eglise.
  7. Mise en œuvre de l’enseignement social de l’Eglise et opposition à tout ce qui lui est contraire.

Pour contribuer à un authentique renouvellement chrétien de la société contemporaine, plus particulièrement dans les milieux juridiques et para-juridiques, et afin de constituer un instrument efficace d’union, de réflexion et d’action, la Confédération des juristes catholiques de France (Déclaration au J.O. du 18 juin 1978) a notamment pour buts :

  • le regroupement et la coordination nationale des associations de juristes catholiques déjà existantes, ainsi que la promotion et l’organisation d’associations similaires dans les régions qui en sont dépourvues ;
  • l’information et la réflexion de ses membres sur la vie de l’Eglise et les problèmes de société, spécialement du point de vue juridique, dans un esprit conforme au principes de la Charte des juristes catholiques de France ;
  • la publication et la diffusion des travaux, propositions et résolutions.

La Confédération des Juristes Catholiques de France :

  • est membre fondateur de l’Union Internationale des Juristes Catholiques dont le siège est à Rome
  • collabore à des groupes de propositions de réformes législatives et sociales,
  • participe aux Congrès internationaux de juristes catholiques,
  • entretient des relations régulières avec la hiérarchie de l’Eglise et avec les organismes spécialisés du Saint-Siège ;
  • suit l’évolution législative et réglementaire, qu’elle apprécie du point de vue juridique et chrétien.

La Confédération des Juristes Catholiques de France est administrée par l’assemblée générale des présidents des associations membre formant le Conseil national dont l’organe exécutif est le bureau national. Ces associations se composent d’universitaires, magistrats, avocats, avoués, notaires, huissiers, greffiers et, en général, toute personne ayant acquis une formation juridique, ainsi que des étudiants en Droit, sciences politiques et sciences économiques de différentes universités françaises.

Sur le plan international

L’union Internationale des Juristes Catholiques (U.I.J.C.)

L’U.I.J.C. a été créée à Paris en décembre 1986 pour promouvoir, à travers le monde, l’unité d’action spirituelle et temporelle des juristes catholiques et de leurs associations.

Après quinze années d’activités et de collaboration, le Saint-Siège a accordé sa reconnaissance canonique à l’U.I.J.C. par décret du Conseil pontifical pour les Laïcs en date du 17 octobre 2002 l’érigeant en « association privée internationale de fidèles de droit pontifical dotée de la personnalité juridique. » dont le siège social est fixé à Rome, auprès du Palais de la Chancellerie, zone extraterritorialisée relevant de la souveraineté du Saint-Siège où sont établis les tribunaux apostoliques.

L’approbation pontificale des Statuts de l’U.I.J.C. a entraîné la confirmation par le Saint-Siège de la nomination de son Conseiller ecclésiastique.

PRINCIPES FONDAMENTAUX :

L’U.I.J.C. s’attache en particulier aux principes suivants :

– Ouverture aux problèmes généraux et locaux du monde contemporain et aux solutions proposées dans la fidélité à l’Evangile et à la Tradition de l’Eglise, à la lumière de l’enseignement du Magistère authentique ;

– Reconnaissance et respect du droit naturel et chrétien, dans la Justice et la Charité ;

– Défense et protection de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle ;

– Affirmation de la dignité éminente de la personne humaine et rappel constant de ses devoirs fondamentaux et des droits qui en découlent ;

– Défense et promotion de la conception chrétienne de la famille ;

– Diffusion de la doctrine et de l’enseignement social de l’Eglise, principalement dans le domaine juridique, et recherche des moyens d’assurer leur application.

La finalité de l’U.I.J.C. est de contribuer au maintien ou à la réintroduction des principes chrétiens dans la philosophie et la science du droit, dans l’activité législative, judiciaire et administrative, dans l’enseignement et la recherche ainsi que dans la vie publique et professionnelle.

COMPOSITION :

L’U.I.J.C. est composée d’associations de juristes catholiques d’envergure nationale (ou régionale dans les Etats où il n’y a pas encore d’association nationale). Elle peut aussi admettre en son sein des adhérents individuels quand ils résident dans un pays dépourvu d’association de ce type.

A ce jour, l’Union rassemble les associations d’Argentine, d’Australie, du Brésil, du Canada, du Chili, d’Espagne, de France, de Hongrie, d’Italie, du Luxembourg, de Malaisie, des Philippines, de Pologne, du Portugal et de Suisse.

Les plus anciennes sont celles d’Argentine (1935), d’Australie (1945), d’Italie (1948) et du Luxembourg (1950) ; celle de France, fondée en 1978, est venue reprendre la suite des Jurisconsultes catholiques français apparus à la fin du XIXe siècle et disparus après la Première Guerre mondiale.

L’ensemble représente aujourd’hui plus de 5000 membres.

ACTIVITES PUBLIQUES :

Le premier congrès mondial de l’U.I.J.C., tenu à Rome en janvier 1991 sur le thème « Droit naturel et droits de l’homme à l’aube du XXIe siècle », a réuni une importante assemblée de juristes provenant de 17 pays répartis sur trois continents. Les participants furent reçus en audience spéciale par le Saint-Père. Le second congrès, organisé à Lugano (Suisse) en 1994, eut pour sujet « La famille au seuil du IIIe millénaire ». Le grand Jubilé de l’Année Sainte 2000 fit converger à Rome une assemblée extraordinaire de près de 600 juristes d’Europe, des Amériques et d’Asie.

Lors de l’audience particulière qu’il leur a réservée le 24 novembre 2000, le Saint-Père Jean Paul II les a vivement encouragés à poursuivre leur mission spécifique, en déclarant notamment : « Je me réjouis de ce que l’Union Internationale des Juristes Catholiques mette en relation des juristes catholiques du monde entier, liés à des réalités non seulement politiques mais aussi traditionnelles et historiques très diverses ; elle répond ainsi à sa vocation profonde et rappelle le caractère universel du droit (…) Le caractère catholique n’est cependant pas un signe de séparation et de fermeture, mais bien plutôt un signe d’ouverture et une manifestation du service que les juristes veulent rendre à la communauté humaine tout entière ».

Un congrès européen s’est tenu en Principauté de Monaco en novembre 2003 sur « L’Héritage religieux du droit en Europe » dont les actes ont été publiés en 2004 aux éditions Pierre Téqui (Paris).